Retail offline vs online, une distinction obsolète.

Il n’est plus possible d’opposer le digital et les points de vente physiques.

Retail offline et online.

Ces dernières années, le retail a connu de profondes mutations, consommateurs et distributeurs ont vu leurs habitudes chamboulées. Accentuées par cette année 2020, il deviendrait totalement absurde de concevoir des espaces intégrant des services qui ne communiquent pas entre eux.
En réalité, le numérique, mais également la crise sanitaire, offrent au secteur du retail l’opportunité de se réinventer.
Les consommateurs ont accès aux produits à tout moment et en tout lieu, et ce depuis leurs smartphones. Grâce à cela, ils se sont transformés en véritables experts, leurs attentes se sont décuplées, notamment en matière d’impact environnemental et sociétal. Les marques le savent et doivent s’adapter, le consommateur est devenu un véritable « acteur ».

Quelles perspectives pour le retail ?

Nous évoquerons surtout le secteur du luxe et des achats dits “plaisir” qui relèvent plus de notre domaine d’expertise en retail.
L’émotion reste le facteur prépondérant lors d’un achat et les supports digitaux sont loin d’en être un frein. Pensez à tous ces films de marques grandioses et inspirants qui permettent aux consommateurs de s’imprégner pleinement de leurs univers. Les réseaux sociaux, influenceurs… sont un accès incontournable à l’information, un atout à ne pas négliger pour les marques.

Mais plus l’expérience aura été chargée d’émotion, plus le lien avec le consommateur sera fort.
L’être humain ne peut pas aller contre sa nature. Il a besoin de rencontres et de partages. Après une surconsommation d’internet et d’écrans comme nous venons de le vivre cette dernière année, l’envie de retourner en boutique n’a jamais été aussi présente.
La dimension humaine en boutique a toute son importance, les marques doivent proposer des expériences uniques.

Nous voulons être surpris !

Les points de vente doivent se réinventer. Quand nous entrons chez Diptyque, chaque boutique ou corner a sa propre singularité. Certes ils affichent le même concept mais dans chaque ville ou espace, leurs points de vente sont en réalité tous différents.
Et ne parlons pas des boutiques Aesop ou des vitrines majestueuses de Patrick Roger !

La boutique bruxelloise du célèbre chocolatier Patrick Roger

La période actuelle donne l’occasion aux marques de travailler leur image, leur storytelling et de repenser des espaces moins marketés. 
Place à l’expérience et à l’émotion, le point de vente existe pour exacerber la notion de partage.
Peut-être faudrait-il des points de vente moins nombreux ou plus petits, mais mieux pensés. Cela est rendu possible grâce au phygital* .
La boutique doit devenir un véritable lieu de vie, un terrain de jeu, comme l’a d’ailleurs bien compris « Gentle Monster » la marque sud-coréenne. Elle a totalement radicalisé son approche du retail en proposant des espaces immersifs uniques et inspirés des plus grands artistes d’art contemporain. Ce sont des boutiques événementielles qui ont le mérite d’attirer la curiosité et d’immerger le consommateur dans un réel univers.

Le flagship “Laundry” de Gentle Monster en Corée du Sud
La “Malfunction” par Gentle Monster

Un conseil à destination des marques : restez au service des clients, adoptez le courant “Phygital” et innovez !

Dans un monde idéal, nous aimerions que tous les concepts changent et évoluent au cours d’une même année, tout en restant dans une démarche responsable.
Nous allons vers une consommation raisonnée. Le consommateur est aujourd’hui en quête de sens et d’authenticité. Les préoccupations environnementales nécessitent de repenser les schémas classiques, tant pour les produits que pour les points de vente. Les marques doivent s’engager pour être adoptées.

*PHYGITAL
Contraction de physique et digital / doivent vivre ensemble !

– Julie de Ponsay